Crise du capitalisme ?

Publié le par P. Gillon

Crise du capitalisme ?




L'économie planifiée des pays socialistes ayant échoué, nous vivons aujourd'hui dans une économie libérale mondialisée où le système capitaliste domine.

Un pays, la Chine, dont le régime politique reste communiste a choisi d'adopter l'économie libérale pour assurer son spectaculaire développement.

La création de richesses et la libre entreprise sont les moteurs du développement économique mondial des dernières décennies où les institutions financières occupent une place centrale.

Les banques se sont spécialisées : banques de dépôt et d'investissement. Et, par des processus de fusions et acquisitions, ont atteint des tailles et des capacités financières de plus en plus grandes pour pouvoir trouver et garder une place sur les marchés mondiaux des capitaux.

Les produits financiers sont eux devenus de plus en plus complexes et opaques, ce qui a fait dire à certains que l'économie virtuelle prenait le pas sur l'économie réelle, bien qu'au final on manipule de l'argent.

Dans ce monde global, si un acteur bancaire important fait défaut, les autres seront plus ou moins touchés et risquent aussi de se trouver en difficulté par le mécanisme des prêts entre banques.

Un problème dont l'origine se trouve aux États-Unis peut avoir des répercussions mondiales. Ce qui est le cas actuellement.

L'État peut intervenir localement pour éviter une propagation en chaîne de la crise et assurer une relative sécurité aux épargnants des différents pays concernés. Certains disent que cette intervention de l'État favorise le grand capital puisqu'on privatise les profits lorsque tout va bien (les banques étant des entreprises privées) et qu'on fait supporter à la collectivité le poids des pertes ar l'intervention de l'État.

Si l'État n'intervenait pas pour éviter des faillites bancaires, il devrait supporter les pertes d'emploi (chômage) et une indemnisation partielle des épargnants. Ce qui pourrait coûter encore plus à la collectivité et à l'économie nationale. Rien ne prouve que dans une économie mondialisée, un État dont toutes les banques seraient nationalisées pourrait échapper aux conséquences d'une crise importante ayant son origine à l'étranger. Il faut aussi remarquer que les actionnaires, s'ils peuvent prétendre aux profits des jours fastes supportent aussi la perte de leur capital en cas de faillite ou  d'effondrement des cours boursiers.

Il reste possible de demander à l'État l'augmentation du salaire minimum, des pensions de retraite, du pouvoir d'achat, une fiscalité sur le travail plus faible. La Belgique n'étant pas la mieux placée, il devrait être possible de mieux faire.


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Publié dans Belgique

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