La Censure en Belgique et en Wallonie

Publié le par P. Gillon

La Censure en Belgique et en Wallonie (sud de Belgique)

"La censure est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d'expression de chacun. Elle passe par l'examen du détenteur d'un pouvoir (étatique, religieux...) sur des livres, journaux, bulletins d'informations, pièces de théâtre et films, etc., avant d'en permettre la diffusion au public.
Par extension, la censure désigne différentes formes d'atteintes à la liberté d'expression, avant et/ou après leur diffusion (censure a priori et a posteriori)".

 


La Wallonie est une région en retard de développement économique, dominée depuis des décennies par un système socialiste et soutenue par les milliards d'euros des fonds européens.

Le gouvernement wallon, aussi dominé par le parti socialiste, demande ces aides de l'Europe pour la période 2000-2013...

Faut-il s'étonner dans une région aux taux de chômage records (avec des pointes à plus de 25% dans les grandes villes) de la situation catastrophique de l'emploi en Wallonie ?.
Faut-il s'en étonner après des décennies de domination socialiste (du parti socialiste, PS) sur la Wallonie ?.
 
Pour éviter de mettre en évidence (ou simplement constater) l'échec de ce système qui a mis en place les baronnies locales, les clans, le clientélisme, le système des amis à tous les étages, le népotisme, certains pensent à la censure.

Il reste vrai que certaines réponses obtenues suite à la mise en ligne d'un CV sur le site du Forem en Wallonie peuvent laisser perplexe.

En voici quelques-unes :

"Nous payons bien notre personnel mais ne pouvons payer les déplacements." Entreprise de Charleroi, 2007

"Vous n'avez jamais pensé à faire n'importe quoi ?." Dirigeant d'entreprise de Dinant, 2007

"Nous sommes une entreprise jeune et dynamique mais ne voulons pas payer..." Entreprise de Liège, 2007

"Il n'y a pas que le salaire qui compte." Société d'intérim de Liège, 2007


Comme la censure ne constituera jamais une méthode acceptable mais le signe des peurs d'un pouvoir (système) sans avenir tenté par une dérive totalitaire, vous pouvez trouver le lien ici vers le fichier (PDF) des documents CV censurés (une pratique toujours actuelle) par effacements systématiques en 2004 et en 2005 par le site du Forem, leforem.be : site de l'emploi et de la formation de la Région Wallonne de Belgique. Forem ?. Approfondir (PDF).

"Pour être plus précis encore, nous vous demandons de supprimer de votre CV l'adresse du site que vous avez créé (www.WALLONOSKOVA.com)".

Service public de l'emploi et de la formation de la Région Wallonne de Belgique - Lettre du Directeur général f.f., 07/07/2008   

 La bonne méthode pour favoriser l'emploi en Wallonie en 2008 ?. Mais on peut rêver... Lien.

Décider à la place de celui qui le présente de ce que doit contenir un CV fait partie du même processus que décider, lors des élections communales en Wallonie, que celui qui obtient le plus de voix pourrait ne pas être élu... puisque le parti socialiste l'a décidé.
Ou de trouver le parti socialiste belge francophone, perdant des élections législatives belges de juin 2007, dans le gouvernement fédéral Leterme 1er de Belgique.
Lien.
Ce qui est tout sauf de la démocratie.


Pendant que les uns censurent en Wallonie (sud de Belgique), les autres disent qu'il y a pénurie...
Lire plus (PDF).

Le système des baronnies locales, des clans, des copinages, du clientélisme, des amis des amis à tous les étages au sud de Belgique ?. Lire plus (PDF). Approfondir (PDF): 1, 2, 3, 4.

Vous pouvez trouver
ici (document pdf) une description de quelques pays du monde pratiquant la censure.











Dans votre magazine en Belgique. En couverture des personnalités du parti socialiste Belge francophone (PS).
Qui va être condamné ?.
Les gagne-petit et les affairistes.

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Quel modèle de société voulons-nous dans le sud de Belgique ?

Le modèle socialiste encore cher aux marxistes d'aujourd'hui...

L'URSS fut officiellement un État fédéral, basé sur le "centralisme démocratique" regroupant quinze "Républiques soviétiques".

Le système politique, très hiérarchisé, reposait en droit sur le Conseil des ministres (Sovet ministrov), censé détenir le pouvoir exécutif, et le Parlement (Soviet suprême, Verkhovny Sovet) censé détenir le pouvoir législatif.

En pratique, la séparation des pouvoirs n'était pas respectée, car un seul parti politique fut autorisé, le Parti communiste de l'URSS (PCUS), dont le Bureau politique concentrait tous les pouvoirs et contrôlait l'État, tous les hauts fonctionnaires étant choisis parmi les "activistes" (permanents) supérieurs du Parti.

L'organisation qui maintenait la cohésion du Parti et son pouvoir absolu sur la société soviétique était la police politique, successivement nommée Tchéka, Guépéou, NKVD et KGB: cette organisation fit la singularité du modèle soviétique, imité dans l'ensemble du Pacte de Varsovie, en Chine, au Vietnam et à Cuba.

Le Parti était censé exercer la dictature du prolétariat telle que le marxisme-léninisme l'avait conçue.
En principe, le Parti était ouvert à tout citoyen qui « n'exploite pas le travail des autres, accepte le programme et les règles du Parti, milite dans une organisation du Parti et soutient toutes ses décisions », cependant l'adhésion au parti était longue, accompagnée de multiples enquêtes, et finalement élitiste, mais exclusivement sur des critères de soumission à la hiérarchie.

Ainsi, dans les années 1980, 6 % des 265 millions d'habitants étaient membres du PCUS, ce qui était loin de conférer la représentativité du peuple tant affichée.
Par contre, celui-ci compta quelque 200.000 fonctionnaires à plein temps, les apparatchiki, les « hommes de l'appareil ».

Ce que Michaël Voslenski a désigné par le terme populaire soviétique de "Nomenklatura" était composée de ces apparatchiki, des membres de la police politique, des hauts gradés de l'armée, des chefs du Parti et de leur parentèle.
L'ensemble de cette nouvelle classe sociale que Jean-François Revel a qualifiée de bourgeoisie rouge, mais que les trotskistes préfèrent appeller bureaucratie, bénéficiait de privilèges : accès au traiteur d'état à domicile permettant d'échapper à la pénurie alimentaire et aux files d'attente, logements décents, priorité pour acheter des véhicules ou des équipements ménagers, places dans les stations de vacances, écoles de qualité pour les jeunes, hôpitaux parfaitement équipés, possibilité de voyager à l'étranger, accès aux médias internationaux et aux films étrangers, possibilité de détenir des devises.

La structure du Parti doublait la structure de l'État : si à chaque niveau il y avait des organes étatiques qui semblaient exercer le pouvoir, ces organes étaient contrôlés par le PCUS, et donc par son responsable à chaque niveau, lequel prenait ses ordres de l'échelon supérieur, jusqu'à arriver au secrétaire général du Parti, poste rendu par Staline le plus important de toute l'Union soviétique.

Au sommet de l'État se situaient donc le Soviet suprême, avec son organe exécutif, le Præsidium, ainsi que la Cour suprême et le Procureur de l'Union soviétique.
Ces trois magistratures étant en principe sous le contrôle des deux chambres législatives.
Le Conseil des ministres supervise une quantité de commissions et de services, dont le nombre et les attributions changent à intervalles, mais qui sont des organes plus importants que les ministères des Républiques.

Au sommet du Parti, le Secrétaire général, dont le titre est modeste mais le pouvoir beaucoup plus grand que celui du Président du Praesidium du Soviet suprême de l'Union soviétique dont le titre est purement honorifique, et plus grand que celui du Président du Conseil des ministres (Premier ministre) de l'URSS.
Au-dessous de lui, par ordre d'autorité décroissante viennent le Politburo, le Secrétariat et le Comité central.
Au-dessous encore le Congrès du PCUS, puis les Comités centraux, les Secrétariats et les Conférences provinciales représentent l'échelon suivant.
Un degré plus bas viennent les Comités, Secrétariats et Conférences de district.
Enfin, constituant la base de la pyramide, les secrétariats, bureaux et cellules locales.

Le Parti déterminait la politique à suivre que l'État devait exécuter.

La tâche des fonctionnaires du gouvernement consistait à mettre en application les décisions du Parti, c'est-à-dire du Politburo et du Comité central.
Cette méthode avait un avantage : contrairement à ce qui se passa en Occident, ceux qui font la politique sont ainsi déchargés des besognes de routine. Nikita Khrouchtchev a été le premier chef soviétique à cumuler les titres du Premier secrétaire du PCUS et celui du président du Conseil des ministres de l'URSS.
Quant à Léonid Brejnev, il fut en même temps Premier secrétaire (depuis 1966, secrétaire général) du PCUS et président du Praesidium du Soviet suprême de l'URSS (de 1960 à 1964 et de 1977 à 1982).

En 1990, Gorbatchev sera le premier et dernier dirigant soviétique à prendre le poste de Président de l'URSS.
Source : Wikipédia

Aujourd'hui en Wallonie, sud de Belgique, lorsqu'on parle du Parti (socialiste francophone, PS) on se trouve encore proche de vouloir se rapprocher de ce modèle.



La censure ailleurs dans le monde...

Interdire les sites de dissidents politiques, filtrer la blogosphère, poursuivre les auteurs de textes critiques à l’égard du pouvoir : tous les moyens sont bons pour censurer Internet dans les pays où la liberté d’expression n’existe pas. Une dizaine de pays, dont la Chine, pratique la censure sur la toile. Tour d’horizon de ces web-dictatures politiques.

Plus de 10 pays censurent la toile en Afrique, au Proche-Orient et en Asie

Selon un rapport de Reporters Sans Frontières, une dizaine de pays pratique la censure sur Internet pour des raisons politiques :

- Pays d’Afrique du nord : Egypte, Tunisie.
- Pays de l’Est et du Caucase : Biélorussie, Ouzbékistan, Turkménistan.
- Pays du Moyen-Orient : Iran, Syrie, Arabie Saoudite.
- Pays d’Asie : Birmanie, Chine, Corée du Nord, Vietnam.
- Pays d’Amérique latine : Cuba.

Selon les pays, les motifs et les thèmes censurés varient

En Syrie, la censure touche essentiellement les sujets relatifs à la minorité kurde, combattue par le régime. En Ouzbékistan, tous les sites traitant des droits de l’homme sont bloqués.

En Iran, près de 10 millions de sites internet ont été jugés immoraux, notamment ceux qui traitent du droit des femmes. Leur accès a été bloqué par les autorités.

En Arabie Saoudite, les sites et les blogs d’opposition sont interdits, ceux consacrés à Israël sont censurés, tout comme les forums parlant de l’homosexualité.

En Egypte, le pouvoir surveille les publications en ligne qui concernent les Frères musulmans.

En Tunisie, les cybercafés sont contrôlés par l’Etat

En voyage en Tunisie, Nicolas Sarkozy a affirmé que “l’espace des libertés progresse”. C’est faux. Comme l’a souligné le journal Le Monde, dans son éditorial du 30 avril intitulé “Mauvaise manière”, aucune ONG, aucun observateur n’a évoqué une amélioration des libertés publiques en Tunisie.

S’agissant de la censure politique sur Internet, le régime tunisien est parmi les plus durs. Même si le gouvernement a mené depuis quelques années une politique de développement d’Internet (connexion gratuite dans les écoles, ouverture de cybercafés), celle-ci est étroitement contrôlée par le pouvoir.
Par exemple, chaque fournisseur d’accès internet (FAI) doit fournir la liste de ses abonnés et leurs coordonnées aux autorités.
Quant aux propriétaires de cybercafés, ils ont l’obligation légale de surveiller leurs clients au nom de la sûreté de l’Etat. Ils doivent veiller à ce que les sites visités ne troublent pas l’ordre public et sont pénalement responsables en cas de manquement à leur devoir. En définitive, l’Etat contrôle les cybercafés, dont les ordinateurs sont dotés de logiciels de filtrage.

Les procès contre les dissidents se multiplient

Selon Reporters Sans Frontières, le nombre d’internautes dissidents emprisonnés ne cesse d’augmenter.

En Chine, plus de 50 dissidents sont actuellement en prison pour avoir publier sur Internet des textes hostiles au pouvoir.

Au Vietnam, neuf internautes seraient actuellement en prison pour avoir simplement critiqué le pouvoir : les peines de prison varient de 3 à 5 ans.

En Malaisie, alors que le pouvoir avait fait voter une loi garantissant la liberté d’expression sur Internet, plusieurs procès ont été ouverts ces derniers temps pour diffamation.

L’objectif affiché est d’instaurer un climat de défiance et de peur chez les blogueurs pour qu’ils s’autocensurent.

Corée du Nord, Turkménistan, Iran : la censure la plus dure

Plus le pays est grand, plus la censure est difficile. Mais dans certains pays, l’accès à Internet est quasiment impossible.
Ainsi, en Corée du Nord, l’une des dictatures les plus dures au monde, seuls quelques fonctionnaires ont un accès Internet.
En Iran, le haut débit est interdit.
Au Turkménistan, la grande majorité de la population n’a pas accès à Internet et les rares foyers connectés ne peuvent surfer que sur un nombre réduit de sites internet.

Il y a donc bien une fracture numérique entre les e-démocraties et les cyber-dictatures.

La censure pratiquée par certains pays montre à quel point Internet est devenu un instrument incontournable au service de la liberté d’expression. Mais paradoxalement, alors que les démocraties occidentales encouragent l’accès au haut débit, de nombreuses entreprises occidentales se rendent complices de cette censure en fournissant les moyens technologiques aux dictatures pour filtrer et contrôler la toile.

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- Sylvie Kauffmann, “La censure sur Internet : Etats contre cyberdissidents”, Le Monde, 29 Août 2007
- RSF veut la libération des cyberdissidents vietnamiens, Nouvelobs, 24 avril 2008

Source : Politique.net


Publié dans Belgique

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